Le soiling — cet encrassement progressif causé par la poussière, le sable saharien, le pollen ou la pollution — est l’un des facteurs les plus sous-estimés de la baisse de rendement photovoltaïque. Pourtant, en France comme ailleurs en Europe, ces dépôts peuvent faire perdre des milliers de kWh par an, même sur des installations modernes. Avec le temps, des micro-particules s’accumulent sur les surfaces vitrées, réduisent la luminosité reçue par les modules et provoquent une dégradation lente mais réelle du productible.
Pour comprendre concrètement ce que cela représente, il suffit de rappeler que les études récentes estiment entre 3 % et 6 % les pertes de production liées au soiling, parfois davantage en cas d’épisodes sahariens ou dans les environnements urbains et agricoles. Sur une centrale photovoltaïque industrielle ou une grande toiture logistique, ces pertes équivalent souvent à plusieurs centaines — voire plusieurs milliers — d’euros par an.
L’objectif de cette page est simple : expliquer de manière claire, utile et chiffrée comment ces dépôts apparaissent, pourquoi ils réduisent la performance énergétique, comment détecter leur présence, et surtout comment un nettoyage professionnel et maîtrisé permet de récupérer une large part du rendement perdu.
Pour commencer, voyons comment le soiling agit concrètement sur une centrale solaire.
Comment le soiling (poussière, sable saharien, pollen) dégrade le rendement photovoltaïque
Accélération de l’accumulation : micro-particules et pertes de production kWh
Avec le temps, les panneaux photovoltaïques accumulent des micro-particules issues de la poussière, du pollen ou de la pollution. Ces dépôts forment une fine pellicule atmosphérique qui réduit la quantité de lumière atteignant les cellules. Même lorsqu’elle reste invisible à l’œil nu, cette couche suffit à provoquer une baisse du rendement photovoltaïque et une chute progressive du soiling ratio (SR).
L’impact énergétique est souvent sous-estimé : une accumulation légère peut déjà entraîner 1 à 3 % de pertes, tandis qu’un encrassement plus marqué peut dépasser 5 % du productible annuel. Sur une centrale photovoltaïque industrielle, cela correspond à plusieurs centaines de kWh perdus… chaque mois.
Effets du sable saharien : dépôts désertiques et épisodes sahariens en Europe
Les épisodes de sables sahariens, de plus en plus fréquents en France, déposent sur les panneaux une couche de particules rouges, particulièrement abrasives et optiques. Lorsqu’elles se mélangent à l’humidité, elles forment une croûte plus difficile à retirer.
Ces dépôts désertiques peuvent provoquer :
- une diminution notable de l’irradiance reçue,
- une hausse des pertes optiques,
- une dégradation accélérée du rendement nominal.
Lors des épisodes marqués, certaines installations enregistrent jusqu’à 10 à 15 % de baisse de production avant nettoyage. C’est l’une des sources de pertes les plus brutales du soiling.
Pollution, pollen et salissures saisonnières : un encrassement très variable selon l’environnement
Le soiling varie fortement selon la région et l’environnement immédiat :
- En ville : pollution PM10 et PM2.5, suies, particules de freinage.
- En zone agricole : poussières de sols, résidus de pulvérisation, micro-débris végétaux.
- En campagne : pollens massifs au printemps, feuilles et poussières portées par le vent.
- En zone littorale : brouillards salins, sel hygroscopique, aérosols marins.
Ces dépôts sont légers mais constants : ils s’accumulent, modifient la granulométrie de la surface et augmentent les traces qui réfléchissent la lumière au lieu de la laisser passer. Résultat : une perte lente mais continue du performance ratio (PR).
Évolution récente des pertes : données 2024-2025 sur le soiling ratio (SR)
Les études les plus récentes montrent que :
- Le soiling progresse plus fortement après des périodes sèches prolongées.
- Les épisodes sahariens en France ont doublé en fréquence en quelques années.
- La pluie joue un rôle, mais ne garantit plus un nettoyage naturel efficace (dépend de l’inclinaison et de la luminosité disponible).
- Les variations de SR peuvent aller de –1 % par mois (zones propres) jusqu’à –5 % par mois (environnements poussiéreux ou agricoles).
Autrement dit : aucune centrale n’est épargnée. Les pertes évoluent en permanence, parfois sans être visibles, ce qui rend le suivi indispensable.
Mesurer l’impact réel : indicateurs techniques et suivi de performance solaire
Performance ratio (PR), soiling ratio (SR) et kWh/kWp : comment quantifier les pertes
Pour évaluer précisément l’impact du soiling, deux indicateurs clés doivent être suivis :
- le Performance Ratio (PR) : il mesure l’efficacité globale de la centrale photovoltaïque, indépendamment de la météo ;
- le Soiling Ratio (SR) : il indique la part d’irradiance réellement transmise aux modules malgré les dépôts.
Lorsque le SR diminue, cela signifie que la surface vitrée laisse passer moins de lumière. Une baisse de 5 % du SR, par exemple, se traduit généralement par 5 % de pertes de production mesurées en kWh/kWp.
Dans les environnements où les dépôts sont fréquents (zones agricoles, villes, littoral), ces pertes apparaissent progressivement et finissent par impacter significativement la performance énergétique.
Monitoring photovoltaïque : détecter rapidement une baisse de productible
Un suivi de production régulier est indispensable pour identifier le début d’un encrassement. Les logiciels de monitoring SCADA, ou les plateformes grand public associées aux onduleurs, permettent de :
- comparer la production réelle à la production attendue,
- détecter une chute anormale du rendement,
- observer les pertes journalières ou mensuelles.
Certains signaux doivent attirer l’attention :
- une dérive continue du productible,
- un écart entre strings identiques,
- une baisse de génération après un épisode de vent sec ou de poussière.
Le monitoring est donc le meilleur moyen de repérer tôt les pertes invisibles qui ne se voient pas à l’œil nu.
Influence de l’inclinaison (tilt), de la pluie et du vent sur la dégradation optique
Contrairement à l’idée reçue, la pluie ne nettoie pas correctement une installation photovoltaïque dans la majorité des cas. Son action dépend fortement de :
- l’inclinaison (tilt) des panneaux,
- la nature des poussières,
- l’intensité et la fréquence des averses,
- les épisodes précédents (pollen, sable saharien, pollution).
Lorsque les modules sont à faible tilt — typiquement les grandes toitures logistiques — les dépôts de particules fines s’évacuent mal. Ils forment alors :
- des traces résiduelles,
- une pellicule d’encrassement hydrophobe,
- des zones de perte localisées.
Le vent peut déplacer des particules, mais il contribue souvent… à en déposer davantage.
Pertes invisibles : pollution PM10 / PM2.5 et diminution lente de la luminosité reçue
Les particules fines PM10 et PM2.5, issues de la pollution ou des zones agricoles, sont les plus problématiques : elles s’accrochent au verre, infiltrent les micro-aspérités et altèrent la transmission optique.
Leur accumulation réduit progressivement la luminosité atteignant les cellules photovoltaïques, sans laisser de traces visibles. C’est ce phénomène de “dégradation lente” qui explique pourquoi certaines installations perdent plusieurs points de rendement avant même que le propriétaire ne s’en aperçoive.
Dans certains contextes, cette pollution peut représenter 30 à 60 % du soiling total observé sur l’année.
Article complémentaire : Exploiter une centrale solaire : une gestion technique, sécuritaire et réglementaire au service de la performance
Le coût caché du soiling : analyses économiques et retour sur investissement du nettoyage
Pertes annuelles moyennes (3 à 6 %) : données ADEME, Fraunhofer ISE et retours terrain
Selon les données publiées par des instituts de référence comme l’ADEME ou le Fraunhofer ISE, les pertes liées au soiling oscillent généralement entre 3 % et 6 % par an sur une installation standard.
Ces valeurs correspondent à un environnement « moyen », sans évènement exceptionnel.
Sur certains sites, notamment :
- zones agricoles poussiéreuses,
- zones urbaines polluées,
- régions soumises au sable saharien,
les pertes peuvent dépasser 8 à 10 % sans nettoyage.
Pour une centrale photovoltaïque industrielle de plusieurs centaines de kWc, cette fourchette représente des milliers de kWh perdus chaque année, soit une baisse significative de la rentabilité et du productible.
Traduction en kWh et en € pour les toitures industrielles et les centrales au sol
Pour illustrer l’impact réel, prenons un exemple simple :
Une installation de 500 kWc produit généralement autour de 600 000 kWh/an en France.
- Une perte de 5 % équivaut à 30 000 kWh/an perdus.
- Au tarif moyen de rachat ou de valorisation (0,10 à 0,18 €/kWh selon contrat), cela représente 3 000 à 5 400 € perdus chaque année.
Et ce calcul ne tient même pas compte des pics de soiling saisonniers, qui peuvent faire dépasser 10 % de pertes sur certaines périodes.
Pour les grandes toitures logistiques et les fermes au sol, l’équation est encore plus évidente : plus la surface est grande, plus le coût de l’encrassement se chiffre en milliers d’euros.
Pourquoi la pluie ne suffit pas : limites du nettoyage naturel et faux-semblants
Il est fréquent de penser que la pluie nettoie les panneaux solaires.
En réalité :
- la pluie n’élimine pas correctement les dépôts secs (pollen, poussière fine, PM10),
- elle laisse souvent des traces blanches, liées au calcaire ou à la pollution,
- sur des panneaux à faible inclinaison (toitures plates / logistiques), elle glisse mal et laisse la saleté en place,
- après un épisode saharien, elle crée une boue rouge qui se compacte et adhère au verre.
La pluie agit davantage comme un mouillant que comme un nettoyant : elle déplace certaines particules, mais en laisse suffisamment pour maintenir des pertes significatives.
ROI du nettoyage professionnel : récupération rapide du productible
Dans la majorité des cas, le nettoyage professionnel génère un retour sur investissement immédiat, car il permet de récupérer une grande partie de la production perdue.
Exemples observés en conditions réelles :
- gain de 5 % de productible après nettoyage sur toitures industrielles,
- jusqu’à 12 % récupérés après un épisode de sable saharien,
- amélioration de 3 à 8 points de PR selon niveau d’encrassement.
Sachant que le coût d’un nettoyage reste faible rapporté à la surface — et bien inférieur aux pertes annuelles — l’opération est souvent amortie en quelques semaines.
Le nettoyage est donc une action d’optimisation énergétique, pas une dépense d’entretien classique.
Méthodes de nettoyage photovoltaïque : procédés professionnels et bonnes pratiques
Eau osmosée et brossage mécanique : éviter le calcaire et les micro-rayures
Un nettoyage efficace repose avant tout sur la qualité de l’eau et des outils utilisés.
L’eau osmosée — également appelée eau déminéralisée ou eau pure — est la référence du nettoyage photovoltaïque. Elle ne contient pas de calcaire, ce qui évite la formation de traces blanches capables de réfléchir la lumière au lieu de la laisser entrer dans le module.
Associée à un brossage mécanique contrôlé, elle permet de retirer :
- poussières fines,
- dépôts atmosphériques,
- pollution PM10/PM2.5,
- résidus organiques (pollen, suies, particules végétales).
Les brosses doivent être non abrasives, adaptées aux surfaces vitrées, et utilisées avec une pression maîtrisée pour prévenir tout risque de micro-rayures, qui pourraient dégrader durablement la transmission optique du verre.
Robots de nettoyage photovoltaïque : automatisation, sécurité et précision
Pour les grandes surfaces — fermes au sol, ombrières, toitures industrielles — les robots de nettoyage photovoltaïque sont devenus la solution la plus précise et la plus sûre.
Ils offrent plusieurs avantages :
- pression uniforme sur toute la surface,
- brossage mécanique constant et contrôlé,
- réduction des risques humains (pas de déplacement sur la toiture),
- nettoyage rapide de milliers de m²,
- limitation de l’eau utilisée grâce à un flux optimisé.
Ces robots fonctionnent généralement à chenilles ou rouleaux, et certains modèles peuvent même s’adapter automatiquement à l’inclinaison (tilt) des modules, améliorant encore la qualité du nettoyage.
Découvrez notre service de nettoyage de centrale photovoltaïque en France >
Nettoyage manuel vs robotisé : quel choix pour quel type d’installation ?
Le choix de la méthode dépend du type d’installation :
Nettoyage manuel
Adapté pour :
- petites installations,
- toitures résidentielles,
- zones difficiles d’accès.
Avantages : précision locale, flexibilité.
Limites : temps de travail plus long, risques liés aux déplacements sur toiture, uniformité variable.
Nettoyage robotisé
Adapté pour :
- toitures industrielles de grande surface,
- centrales au sol,
- ombrières de parking.
Avantages : uniformité totale, rapidité, sécurité, coût par m² plus faible.
Limites : accès nécessaire, installation adaptée à la machine.
Dans les deux cas, l’objectif reste le même : maximiser le rendement photovoltaïque en garantissant un nettoyage régulier et homogène.
À quelle fréquence entretenir une installation PV selon son environnement ?
La fréquence dépend fortement de l’exposition au soiling :
- Zones littorales : 2 à 4 nettoyages/an (sel, sable, aérosols marins).
- Zones agricoles : 2 à 3 nettoyages/an (poussières de sols, pulvérisation).
- Zones urbaines : 1 à 2 nettoyages/an (pollution, suies, particules fines).
- Campagne / zones isolées : 1 nettoyage/an (pollen, poussière légère).
- Sites soumis au sable saharien : nettoyage systématique après épisode.
À cela s’ajoute une règle simple :
si le monitoring indique une baisse de production anormale, c’est le signe qu’un nettoyage est nécessaire, même si la fréquence habituelle n’est pas atteinte.
Cas des centrales solaires en France : zones à risque et recommandations d’entretien
Littoral, zones agricoles, environnements urbains : niveaux d’exposition au soiling
Le soiling n’affecte pas la France de manière uniforme : selon le contexte local, les types de dépôts et leur impact sur le rendement photovoltaïque varient fortement.
Zones littorales
Les installations situées près de la mer sont particulièrement exposées à :
- brouillards salins,
- aérosols marins,
- particules hygroscopiques qui adhèrent au verre.
Le sel crée une fine couche blanchâtre difficile à éliminer naturellement. Sa présence augmente les pertes optiques et accélère la baisse du soiling ratio (SR).
Zones agricoles
Les environnements agricoles génèrent un mélange de :
- poussières de sols,
- résidus végétaux,
- particules de pulvérisation,
- sable porté par le vent.
Ces éléments s’accumulent rapidement, surtout au printemps et en été, et peuvent provoquer des pertes de 5 à 8 % si le nettoyage n’est pas régulier.
Zones urbaines
En ville, le principal facteur est la pollution atmosphérique :
- PM10 / PM2.5,
- particules de freinage,
- suies industrielles,
- pollution routière.
Ces particules fines sont très adhérentes et réduisent la luminosité reçue sans laisser de traces visibles, ce qui rend le phénomène difficile à détecter sans monitoring.
Épisodes sahariens en France : pertes mesurées et nécessité d’un nettoyage ciblé
Depuis plusieurs années, les épisodes de sable saharien affectant la France se multiplient, touchant principalement :
- l’Occitanie,
- la Nouvelle-Aquitaine,
- l’Auvergne Rhône-Alpes,
- la région PACA.
Le sable rouge, porté par les vents du sud, contient des particules abrasives qui se déposent en masse sur les panneaux. Leur impact immédiat est l’un des plus sévères :
- chute de 5 à 15 % du productible avant nettoyage,
- formation d’une couche compacte en cas de pluie,
- adhérence forte nécessitant un brossage mécanique ou robotisé.
Pour les centrales au sol et les grandes toitures logistiques, un nettoyage ciblé dans les jours qui suivent l’épisode permet d’éviter des pertes prolongées.
Exemples typiques d’installations : ombrières, toitures logistiques, fermes au sol
Selon le type d’installation, l’exposition au soiling et les besoins d’entretien diffèrent :
Ombrières de parking
- Forte exposition à la poussière soulevée par les véhicules.
- Accumulation rapide des micro-particules.
- Nettoyage recommandé 2 fois/an minimum.
Toitures logistiques / entrepôts
- Faible inclinaison (tilt réduit), ce qui empêche l’évacuation naturelle des dépôts.
- Fortes surfaces → impact financier important en cas de pertes.
- Recours fréquent au nettoyage robotisé.
Centrales au sol
- Exposition directe au vent et aux poussières.
- En environnements agricoles ou secs : risque d’encrassement rapide.
- Nettoyage souvent nécessaire 2 à 3 fois/an.
Dans tous les cas, l’objectif reste le même : maintenir un rendement photovoltaïque stable et limiter la dégradation lente du PR.
Voir nos réalisations de nettoyage d’installations solaires professionnelles >
Comment SolarTop optimise la production solaire grâce à un nettoyage spécialisé
Outils professionnels : eau déminéralisée, robots et brossage contrôlé
SolarTop utilise des méthodes professionnelles conçues pour maximiser la performance énergétique des installations photovoltaïques.
Le nettoyage repose sur trois piliers techniques :
- Eau osmosée (eau déminéralisée, sans calcaire) pour éviter toute trace résiduelle et préserver la transmission lumineuse.
- Brossage mécanique contrôlé grâce à des outils non abrasifs, adaptés aux surfaces vitrées.
- Robots de nettoyage pour garantir une pression uniforme, un balayage constant et une précision inégalée sur de grandes surfaces.
Cette combinaison permet d’éliminer efficacement les poussières, pollens, particules fines (PM10 / PM2.5) et dépôts désertiques issus du sable saharien.
Expertise terrain : diagnostic des pertes de rendement liées au soiling
Avant chaque intervention, l’équipe SolarTop réalise un diagnostic basé sur :
- l’état réel des modules,
- la nature des dépôts (pollen, sel, pollution, sable saharien…),
- la configuration de l’installation (inclinaison, exposition, zone géographique),
- les relevés de production issus du monitoring.
Grâce à cette analyse, il devient possible de quantifier les pertes de production et d’ajuster la fréquence d’entretien.
Cette approche experte permet :
- d’éviter les nettoyages inutiles,
- de cibler les périodes critiques (printemps, épisodes sahariens),
- d’optimiser le soiling ratio (SR) tout au long de l’année.
Interventions sur grandes surfaces : parcs industriels, ombrières et plateformes logistiques
SolarTop intervient sur tous types d’installations solaires, notamment celles où le soiling génère le plus de pertes :
Parcs industriels et toitures logistiques
- Faible inclinaison → dépôts persistants.
- Grandes surfaces → impact financier important.
- Nettoyage robotisé → rapidité et rentabilité.
- Environnement très poussiéreux.
- Dépôts soulevés par les véhicules.
- Gains de production immédiats après intervention.
Centrales au sol et fermes solaires
- Exposition directe aux vents, sols et micro-particules.
- Recommandation : plusieurs nettoyages par an selon environnement.
Grâce à ses outils et à son expertise, SolarTop contribue à récupérer rapidement le productible perdu, tout en prolongeant la durée de vie des installations photovoltaïques.
Conseils pratiques et sécurité : nettoyer en limitant les risques
Accès toiture, pression et choc thermique : erreurs à éviter absolument
Nettoyer des panneaux solaires semble simple, mais plusieurs erreurs peuvent provoquer une dégradation irréversible du matériel. Parmi les plus fréquentes :
- Monter sur la toiture sans équipement adapté : risque de chute, glissade ou casse de modules.
- Utiliser un jet haute pression : un karcher peut fissurer le verre ou endommager le cadre.
- Appliquer de l’eau froide sur des panneaux chauds : cela peut provoquer un choc thermique et entraîner des microfissures.
- Employer des produits chimiques ou abrasifs : ils altèrent la surface vitrée et réduisent la transmission lumineuse.
- Marcher ou exercer une pression sur les panneaux : même localisée, elle peut endommager les cellules.
Un nettoyage mal réalisé peut générer des pertes durables, bien supérieures à celles du soiling initial.
Pourquoi faire appel à un professionnel : sécurité + garantie de résultat
Pour les installations difficiles d’accès (toitures logistiques, grandes fermes solaires, ombrières), l’intervention d’un professionnel apporte trois avantages clés :
- Sécurité : formés au travail en hauteur, les techniciens utilisent des équipements adaptés.
- Efficacité : le matériel professionnel (robots, perches, eau osmosée) garantit un nettoyage uniforme et sans traces.
- Performance énergétique : un nettoyage maîtrisé permet de restaurer rapidement le rendement photovoltaïque.
En parallèle, un professionnel peut repérer :
- des défauts de câblage,
- des points chauds (hotspots),
- une baisse anormale du performance ratio (PR),
- un encrassement hydrophobe ou tenace nécessitant une action spécifique.
Faire appel à un expert, c’est limiter les risques… et maximiser la production retrouvée.
Checklist rapide pour préparer une intervention de maintenance PV
Voici quelques étapes simples pour faciliter l’entretien d’une installation :
- Couper l’onduleur et sécuriser l’accès à la zone de nettoyage.
- Vérifier les conditions météo : éviter les périodes de forte chaleur et privilégier matin ou fin de journée.
- Assurer que l’accès toiture est dégagé et sécurisé.
- Préparer un point d’eau adapté ou laisser l’équipe professionnelle gérer son propre système.
- Consulter les relevés de production : ils serviront à mesurer précisément le gain post-nettoyage.
- Noter la date d’intervention pour planifier le prochain entretien selon l’environnement.
Cette routine simple contribue à maintenir un soiling ratio (SR) optimal et à réduire les pertes de productible sur le long terme.
Un nettoyage régulier, la clé pour préserver rendement, durée de vie et rentabilité
Le soiling — poussière, sable saharien, pollen, pollution ou dépôts agricoles — agit lentement mais sûrement sur la performance d’une installation solaire. Même lorsqu’il est invisible, il peut représenter des milliers de kWh perdus chaque année, avec un impact financier direct pour les exploitants, industriels, collectivités ou propriétaires de centrales au sol.
Grâce aux données récentes de l’ADEME et du Fraunhofer ISE, on sait désormais que les pertes moyennes s’établissent entre 3 et 6 %, mais peuvent grimper bien plus haut selon l’environnement. Dans ce contexte, le nettoyage n’est plus un simple confort : c’est une action d’optimisation énergétique, avec un ROI rapide dès lors qu’il est réalisé avec des outils adaptés (robots, eau osmosée, brosses mécaniques).
Un entretien régulier permet de :
- maintenir un soiling ratio (SR) élevé,
- stabiliser le performance ratio (PR),
- garantir un rendement photovoltaïque constant,
- prolonger la durée de vie des équipements,
- sécuriser la rentabilité de l’installation.
Pour les installations complexes, les grandes surfaces industrielles ou les zones à forte exposition, l’accompagnement d’experts comme SolarTop assure un nettoyage efficace, sécurisé et durable, tout en s’adaptant aux spécificités de chaque centrale solaire.
Préserver la production n’est pas qu’une question de propreté : c’est un levier majeur pour maximiser la performance et la rentabilité d’un système photovoltaïque sur plusieurs décennies.